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Trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) : tout savoir

Trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) : tout savoir | Équilibre CBD

TDPM : c’est quoi, comment se faire diagnostiquer et comment soulager ses douleurs

Entre 20 et 85 % des personnes menstruées connaissent le syndrome prémenstruel (SPM) et 5% d’entre elles souffrent du trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). En conséquence, il existe peu d’informations à ce sujet, ce qui oblige les personnes concernées à s’autodiagnostiquer ou à lutter en silence. Alors comment l’identifier et trouver de l’aide pour se sortir de cette situation douloureuse ?
Sommaire

Qu’est-ce-que le TDPM ?

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est généralement considéré comme un syndrome prémenstruel sévère (SPM). Ce trouble se traduit habituellement par des symptômes physiques et/ou émotionnels aigus dans la seconde moitié du cycle, une à deux semaines avant la date prévue de ses règles.

Ces différents symptômes sont les : 

  • douleurs articulaires
  • maux de tête
  • problèmes de sommeil
  • sensibilité des seins
  • prise de poids
  • des crises de larmes
  • irritabilité
  • sautes d’humeur

Les douleurs provoquées pouvant être très violentes, les personnes souffrant du TDPM peuvent être confrontés à des troubles émotionnels tels que :

  • la dépression
  • l’anxiété
  • des difficultés de concentration
  • augmentation significative de l’anxiété ou de la tension
  • fatigue 
  • dans les cas les plus sévères, des pensées suicidaires

Ce syndrome étant particulièrement handicapant, les personnes souffrant de TDPM peuvent éprouver des difficultés à travailler ou à étudier, et leurs relations personnelles peuvent être mises à rude épreuve dans les semaines précédant leurs règles

Dépression : l'un des symptômes des TDPM et SPM

Qu’est-ce qui est à l’origine du TDPM ?

La médecine en sait encore peu sur les causes du TDPM, mais les chercheurs pensent qu’elles sont liées à des changements dans les niveaux d’hormones. En effet, à la fin du cycle menstruel, une fois l’ovulation terminée et s’il n’y a pas de grossesse en cours, les personnes menstruées subissent une forte baisse des taux d’œstrogènes et de progestérone. Les recherches suggèrent que les personnes souffrant de TDPM sont plus sensibles aux fluctuations hormonales qui se produisent pendant le cycle menstruel. Des recherches plus récentes montrent que le TDPM serait dû à une forte baisse de la production de sérotonine, le régulateur de la sensation de bien-être.

Contrairement au SPM, le trouble dysphorique prémenstruel est aussi particulièrement fréquent chez les femmes qui ont des antécédents de dépression (ce qui suggère une composante génétique) ou qui ont connu une dépression post-partum. 

Comment se faire diagnostiquer ?

En raison des conséquences psychologiques de ce trouble, on a tendance à confondre le TDPM avec d’autres problèmes de santé mentale, tels que le trouble bipolaire ou la dépression. Le manque de connaissances et de recherches sur ce trouble signifie qu’il est généralement difficile d’obtenir un diagnostic, il est donc important de noter vos symptômes sur un calendrier ou un agenda.  

Pour prouver que vous souffrez d’un trouble dysphorique prémenstruel, vous devrez montrer qu’il existe un lien de cause à effet avec votre cycle menstruel.

De plus, pour recevoir un diagnostic médical confirmé de TDPM, vous devez présenter au moins cinq des 14 symptômes. À savoir que sur plusieurs mois, les symptômes du TDPM apparaissent dans les semaines précédant vos règles, et qu’ils cessent peu après le début de vos règles.

Les symptômes du TDPM peuvent être les suivants : 

  • Sautes d’humeur, sentiment soudain de tristesse ou de larmes, irritabilité, anxiété ou désespoir.
  • Une diminution de l’intérêt pour les activités habituelles
  • Difficulté à se concentrer
  • Fatigue
  • Changement d’appétit (suralimentation ou envies spécifiques de manger)
  • Hypersomnie ou insomnie
  • Un sentiment d’être dépassé ou de ne plus rien contrôler
  • Symptômes physiques tels que sensibilité ou gonflement des seins, douleurs articulaires ou musculaires, et ballonnements.

Il est courant de ressentir tous ces symptômes à un moment ou à un autre de sa vie, mais dans le cas du TDPM, il est probable que vous en ressentiez au moins cinq chaque mois avant l’arrivée de vos règles. Les douleurs peuvent être si vives qu’elles interfèrent avec les études, le travail, les relations et d’autres activités sociales.  

Pour les personnes dont le cycle est différent ou qui n’ont jamais entendu parler du TDPM, il peut être encore plus difficile de démontrer qu’elles souffrent de ce trouble. 

Comment soigner le TDPM ?

Le traitement du TDPM n’est pas facile, étant donné la diversité des symptômes que vous pouvez ressentir. Dans un premier temps, votre médecin vous recommandera probablement de modifier votre mode de vie afin de mieux gérer les symptômes du TDPM.

Il s’agira donc de faire de l’exercice régulièrement, favoriser un sommeil régulier, essayer de réduire son stress (plus facile à dire qu’à faire, nous le savons !) et limiter la consommation de tabac et d’alcool.

Bien que les preuves de l’utilité des traitements complémentaires soient limitées, votre médecin peut également vous suggérer la réflexologie, l’acupuncture ou des compléments alimentaires comme le magnésium afin de favoriser cette diminution de stress. 

La mise en œuvre de ces changements de mode de vie peut rendre les symptômes du TDPM plus simples à vivre, mais il se peut que vous ayez besoin d’un traitement supplémentaire.

Les approches médicales courantes comprennent la prescription de la pilule ou d’antidépresseurs comme les ISRS, bien que ceux-ci ne soient pas toujours efficaces pour toutes les personnes. Dans certains cas particulièrement graves, lorsque les autres traitements ne fonctionnent pas et que votre vie est considérablement affectée par le TDPM (toutefois rares), votre médecin peut suggérer une hystérectomie, l’ablation de l’utérus. Une ménopause précoce. Attention à ne pas prendre à la légère ce type d’opération. 

Le manque de sensibilisation à l’égard du TDPM, associé au fait que les femmes sont souvent peu écoutées lorsqu’elles parlent de leurs problèmes de règles, a pour conséquence que les femmes errent parfois des années dans un parcours médical long, fastidieux et solitaire avant d’avoir un diagnostic de posé.

Le CBD aide à soulager les syndromes prémenstruels

Le CBD aide à soulager les syndromes prémenstruels :

Pour vous aider dans ces périodes récurrentes et très difficiles, nous vous conseillons la prise dhuile de CBD. Le CBD a peu d’effet sur ces hormones, cependant il vous aidera à soulager les symptômes impliquant la douleur, les crampes et l’humeur en dopant votre sérotonine et votre dopamine. 

Le CBD a aussi des effets analgésiques et anti-inflammatoires qui peuvent aider à améliorer les symptômes des douleurs menstruelles.

Résultat : votre anxiété se calmera, votre humeur s’apaisera et vos douleurs seront amoindries. 

L’avantage de l’huile de CBD est qu’elle est très discrète à consommer : il vous suffit de placer quelques gouttes sous votre langue. Vous pouvez ainsi la transporter partout avec vous et en prendre très discrètement dès que ça ne va pas, au bureau, dans la rue, chez vous. Beaucoup de personnes menstruées ont évalué de manière positive la prise de CBD dans la régulation de leurs troubles SPM et TDPM. 

Pour aller plus loin

Vous vous sentez seule face à vos syndromes prémenstruels ? il existe des comptes instagram où des personnes menstruées partagent leurs expériences : 

Références

Francesco Bianchi-Demicheli, Le trouble dysphorique prémenstruel : diagnostic et stratégie thérapeutique https://www.revmed.ch/revue-medicale-suisse/2006/revue-medicale-suisse-52/le-trouble-dysphorique-premenstruel-diagnostic-et-strategie-therapeutique

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